Virginie Efira

Virginie Efira
Description de cette image, également commentée ci-après
Virginie Efira en 2021.
Naissance (44 ans)
Schaerbeek, Belgique
Nationalité Belge
Française (depuis 2016)
Profession Actrice
Animatrice de télévision
Films notables 20 ans d'écart
Le Goût des merveilles
Elle
Victoria
Le Grand Bain
Adieu les cons
Benedetta

Virginie Efira, née le à Schaerbeek (Région de Bruxelles-Capitale), est une actrice belge. Depuis 2016, elle possède la double nationalité franco-belge.

Elle a débuté en tant qu'animatrice à la télévision belge sur RTL.

Animatrice de télévision de 1998 à 2008, elle commence sa carrière de comédienne en 2004. Au cinéma, elle est surtout connue comme tête d'affiche de comédies romantiques : L'amour, c'est mieux à deux (2010), La Chance de ma vie (2011), 20 ans d'écart (2013), Le Goût des merveilles (2015) et Un homme à la hauteur (2016).

Elle opère ensuite un virage dramatique en tenant le rôle-titre du film indépendant Victoria (2016), réalisé par Justine Triet, qui lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice. Elle confirme sous la direction de Catherine Corsini avec Un amour impossible (2018), d'Anne Fontaine avec Police (2020), d'Albert Dupontel avec Adieu les cons (2020) et de Paul Verhoeven avec Benedetta (2021).

Biographie

Enfance et formation

Fille du professeur d'origine turque André Efira, médecin oncologue, et de Carine Verelst, esthéticienne, artiste puis restauratrice dans le Luberon (France), Virginie Efira a une sœur joueuse de football américain, un frère peintre et un second qui construit des cabanes dans les arbres en Amérique du Sud[1].

Ses parents ont divorcé quand elle avait 9 ans[2].

Elle étudie le latin, les mathématiques, la psychologie et les sciences sociales, et entre ensuite à l'Institut national supérieur des arts du spectacle puis au conservatoire pour faire du théâtre[3], études qu'elle ne termine pas[4].

Présentatrice de télévision (1998-2008)

La carrière d'animatrice de télévision de Virginie Efira débute en 1998 sur la chaîne belge Club RTL quand Marc Nivesse, producteur de Mégamix, émission pour adolescents, la choisit pour animer l'émission avec Lidia Gervasi[5]. En 2000, Virginie participe, aux côtés de Patrick Ridremont, son futur époux, à l'émission Night Shop dans une courte séquence humoristique pour la chaîne Canal+ Belgique[6]. En septembre 2002, RTL-TVi lui propose l'animation des quotidiennes et des émissions en première partie de soirée (avec Frédéric Herbays) de Star Academy en Belgique puis de À la Recherche de la Nouvelle Star, toujours en Belgique[6].

Repérée par la chaîne de télévision française M6 en 2003, à l'occasion d'un casting pour l'émission de météo, elle devient rapidement la figure du divertissement de la chaîne[7]. En 2003, elle co-anime la finale d'Opération séduction ; puis présente, entre autres, Le Grand Zap, La Saga des…, Follement Gay, Absolument 80/90, Le Grand Piège ou encore Drôles d'équipes[8],[9],[10],[11]. Toujours sur M6, elle présente Classé Confidentiel, en 2005, puis remplace, en 2006, Benjamin Castaldi parti à TF1, pour présenter la Nouvelle Star[12],[13]. Virginie Efira continue également de présenter des émissions ponctuelles en Belgique, sur RTL-TVi. Elle signe avec Canal+ en juin 2008, abandonnant ainsi la présentation de Nouvelle Star sur M6. Elle anime sur Canal+ une émission de divertissement, Canal Presque, avec Ahmed Hamidi, un ex-auteur des Guignols, et avec comme invités pour la première Omar et Fred[14].

En 2010, elle déclare dans Paris Match qu'elle ne refera plus d'animation télé « à moins d'avoir cinq enfants qui n'ont plus rien à manger »[15] et se concentre dorénavant sur sa carrière de comédienne et d'actrice qui elle l'espère sera variée dans les propositions entre cinéma d'auteur et comédie populaire[16]. La même année, elle participe à l'émission de Frédéric Lopez Rendez-vous en terre inconnue, où elle rencontre une minorité mongole, les Tsaatan. L'émission, diffusée sur France 2, fait un record d'audience avec 8,1 millions de téléspectateurs[17]. En 2013, elle est à nouveau invitée par Frédéric Lopez dans l'émission La Parenthèse inattendue, aux côtés de Philippe Gildas et Tony Estanguet[18].

Doublage et comédienne de télévision (2004-2008)

Sa carrière de comédienne commence avec le doublage du personnage de Liz Wilson, jouée par Jennifer Love Hewitt, dans Garfield le film, en 2004, et Garfield 2 en 2006. Elle tourne ensuite dans le court métrage Africains poids moyens, film belgo-congolais de Daniel Cattier présenté l'année suivante au 20e Festival international du film francophone de Namur.

En 2005, Virginie Efira est la voix française du personnage de Piper dans le film d'animation Robots. Elle joue ensuite dans une pièce de théâtre en Belgique, Pour ses beaux yeux de René de Obaldia, au théâtre de la Valette. En 2006, Virginie Efira tourne une fiction de cinquante-deux minutes pour la chaîne et le téléfilm Un amour de fantôme aux côtés de Bruno Putzulu et d'Amanda Lear[19]. Elle interprète également l'épouse de Bohort dans la série française Kaamelott, le temps de deux épisodes.

En 2007, elle joue son propre rôle dans Off Prime, avec Alban Lenoir et Simon Astier, série humoristique réalisée par Bruno Solo, Simon Astier et Stéphane Kopecky dont deux saisons seront tournées, et programmées par la chaîne M6 jusqu'en avril 2008[20],[21]. L'année suivante, Virginie Efira joue le rôle d'une prostituée dans la pièce sulfureuse Nathalie de Philippe Blasband, où elle reprend le rôle tenu au cinéma par Emmanuelle Béart quelques années plus tôt[22].

Actrice de comédies (2010-2015)

Virginie Efira en 2012, lors de la présentation de Dead Man Talking au Festival international du film francophone de Namur.

En 2010, Philippe Lefebvre dans Le Siffleur lui offre son premier rôle important dans un long métrage avec Thierry Lhermitte et François Berléand. Mais c'est dans un registre romantique qu'elle s'impose : elle obtient son premier succès au cinéma avec L'amour c'est mieux à deux, avec notamment Manu Payet et Clovis Cornillac. Elle poursuit avec une autre comédie romantique, sortie en 2011, La Chance de ma vie, face à François-Xavier Demaison. La même année, elle évolue dans la satire franco-belge Mon pire cauchemar, sous la direction d'Anne Fontaine, et aux côtés d'Isabelle Huppert, Benoît Poelvoorde et André Dussollier. En 2012, elle est la voix française de Mavis (la fille de Dracula) dans le film d'animation Hôtel Transylvanie.

L'année 2013 est marquée par la sortie de cinq films. Elle partage l'affiche de la comédie dramatique Cookie, avec Alice Taglioni, et devant la caméra de Léa Fazer ; tient le premier rôle féminin de la comédie franco-belge Dead Man Talking, réalisée par son ex-mari Patrick Ridremont ; fait partie de la comédie chorale Les Invincibles, aux côtés de Gérard Depardieu, Atmen Kelif, Édouard Baer et Daniel Prévost ; s'essaye au drame en donnant la réplique à François Cluzet pour le drame En solitaire, réalisé par Christophe Offenstein ; mais finalement confirme de nouveau dans un registre romantique : son interprétation d'une rédactrice en chef d’un magazine de mode dans le long-métrage de David Moreau, 20 ans d'écart, est saluée, face au jeune premier Pierre Niney, pensionnaire de la Comédie-Française. Pour Le Monde, cette comédie « pétillante et enlevée, portée par un charmant duo très en phase, sans prétention ni légèreté maladive, est un divertissement de choix »[23]. Le film est un succès et permet à Virginie Efira de faire un premier pas vers la reconnaissance critique :

« En sortant de la télévision, j’avais bien conscience que ça n’était pas le cinéma d’auteur qui allait venir à moi, mais plutôt la comédie populaire. Je trouvais ça noble, mais c’est un genre qui ne me touche pas particulièrement en tant que spectatrice. J’ai essayé d’en faire quelque chose, je pense y avoir déjà réussi dans 20 ans d’écart. Ici, je suis vraiment fière du film[24]. »

L'actrice est élue femme de l'année 2013 par le magazine GQ[25].

En 2015, elle défend trois films. Elle tient le rôle d'une mère de famille dans la comédie de Jean-Pierre Améris, Une famille à louer[26]. Se fait diriger par Emmanuel Mouret pour la comédie de mœurs Caprice ; et partage l'affiche de la comédie dramatique Le Goût des merveilles, écrite et réalisée par Éric Besnard, avec un autre pensionnaire de la Comédie-Française, Benjamin Lavernhe. La même année, elle fait partie du jury du 26e Festival du film britannique de Dinard, présidé par Jean Rochefort.

Ces différents films passant inaperçus, elle tente de s'aventurer vers des rôles plus dramatiques et sombres, comme elle l'explique en 2018 : « J’évite les films qui ne reposent que sur des recettes. Je n’aime pas le formatage. L’idée de s’adresser au plus grand nombre est la plus noble qui soit, mais elle ne doit pas interdire l’exigence et l’originalité. Peu de cinéastes parviennent à cet équilibre. Parfois, les gens me soupçonnent de ne plus aimer jouer dans des comédies. Ils se trompent : j’adore ça ! Simplement, je refuse les projets prévisibles pour privilégier les partitions plus singulières »[27].

Virage dramatique (2016-2018)

Virginie Efira en 2016.

L'année 2016 marque un tournant dans sa carrière. Dans la comédie dramatique Victoria, écrite et réalisée par Justine Triet, elle interprète une avocate divorcée, mère de deux enfants, en passe de s’effondrer nerveusement : « En lisant le scénario, j’ai vu la qualité de nuances du personnage, la largesse de ce qu’il charrie. J’ai senti que le film serait vaste, joyeux, dense... À ce moment-là, je ne me suis pas dit pour autant que je passais un cap. J’étais juste enthousiaste et heureuse ! »[28] Le film fait sensation lors de sa présentation au Festival de Cannes où il est comparé aux comédies d'Howard Hawks, de Billy Wilder ou encore de Blake Edwards[29]. La performance de Virginie Efira est unanimement saluée par la critique, qui y voit « assurément son rôle le plus accompli – le plus dense, parce qu’il est à la fois le plus léger et le plus grave »[4]. Pour Le Parisien, l'actrice « prouve qu'elle est une très grande actrice » tandis que Les Inrockuptibles estime qu'elle est « ici génialissime, en état de grâce, se prêtant à un comique à la fois verbal et burlesque qui culmine lors d’une exquise plaidoirie (sous chimie) »[30],[31]. Sa prestation lui vaut de recevoir le Magritte de la meilleure actrice et d'être nommée au César dans la même catégorie.

La même année, elle fait partie du casting international réuni par le cinéaste néerlandais Paul Verhoeven pour le thriller psychologique Elle, mené par Isabelle Huppert ; et partage l'affiche de la comédie romantique Un homme à la hauteur avec Jean Dujardin, sixième réalisation de Laurent Tirard. Si le premier obtient un succès critique et public considérable – il remporte le César du meilleur film en 2017, le second connaît un succès limité au box-office, inférieur aux scores des comédies romantiques précédentes des deux acteurs principaux[32],[33]. Toujours en 2016, Virginie Efira assure la co-présidence du Festival du film francophone d'Angoulême aux côtés de Gilles Jacob. L'année suivante, elle apparaît dans la série Dix pour cent, le temps d'un épisode de la seconde saison, dans lequel elle joue son propre rôle[34] ; puis prête sa voix respectivement aux personnages de Maggie et de Kitty Pattes de velours dans les films d'animations Croc-Blanc et Le Chat potté 2.

Alors qu'elle ne s'y était jamais autorisée jusqu'ici, le succès de Victoria encourage l'actrice à solliciter les réalisateurs avec qui elle souhaite travailler. C'est ainsi qu'elle obtient le rôle principal du drame Un amour impossible, après avoir démarché personnellement auprès de la réalisatrice Catherine Corsini[35]. Adaptation du roman autobiographique de Christine Angot, le film narre l'histoire de Rachel, une employée de bureau tombant sous le charme d'un jeune bourgeois qui la met enceinte mais ne veut pas l'épouser; une femme amoureuse, empêtrée dans un complexe de classe ; une mère qui refuse que cet homme charismatique exerce son emprise sur leur fille unique. Le HuffPost estime que « ce film devrait (enfin) ouvrir les yeux à ceux qui doutent encore des multiples talents d'actrice de l'ancienne animatrice télé »[36]. Télérama juge qu'il s'agit de son « plus beau rôle à ce jour » tandis que Le Bleu du Miroir la trouve « à nouveau formidable de subtilité et de justesse »[37],[38]. Pour sa prestation, Virginie Efira est nommée pour un César, un Globe de Cristal et un Prix Lumière de la meilleure actrice. L'actrice estime alors avoir une « chance inouïe » de se voir proposer des « rôles fascinants » :

« Quelque chose a bougé. Comme si j’étais davantage en adéquation avec mon désir d’actrice, ma compréhension des choses s’élargit, l’autorisation que je me donne de les oser, aussi. J’ai toujours tourné mes films avec énormément de bonheur et de croyance, mais je m’inscris désormais dans des choses moins « mignonnes ». Le mouvement a été progressif, très peu « bousculant ». Je regrette seulement d’avoir débuté si tard[35]. »

Virginie Efira au dîner des Révélations des Césars 2017, pour Victoria.

La même année, l'actrice est proposée pour un second César, dans la catégorie meilleure actrice dans un second rôle, pour la comédie chorale de Gilles Lellouche, Le Grand Bain, où elle incarne une ex-championne de natation synchronisée coachant une bande d'hommes désabusés. Le film est ovationné lors de sa présentation au Festival de Cannes 2018 et connaît un grand succès critique et commercial avec près de 4,3 millions d'entrées[39]. Pour Studio Magazine, Virginie Efira joue « à merveille une partition entre rire et larmes ». Toujours en 2018, elle est à l'affiche du drame Continuer, adaptation du roman du même titre de Laurent Mauvignier et réalisée par Joachim Lafosse. L'histoire est celle d'une mère qui entraîne son fils, un jeune adolescent joué par Kacey Mottet-Klein, dans un long périple à travers le Kirghizistan pour tenter de le sortir de son profond mal-être. Le film reçoit des critiques partagées lors de sa sortie et Virginie Efira elle-même reconnaît sa déception quant au résultat final[40].

Reconnaissance critique et publique (depuis 2019)

En 2019, elle joue dans la comédie dramatique Sibyl, sa seconde collaboration avec Justine Triet après Victoria, le rôle d'une romancière reconvertie en psychanalyste qui va retrouver l'inspiration au contact d’une jeune comédienne qui vient s’asseoir sur son divan. Au cours du tournage, la réalisatrice multiplie les prises et essaie différents registres, tournant plusieurs scènes aussi bien de manière dramatique que comique, le personnage de Sibyl passant par plusieurs états différents, de l'amour maternel à la passion amoureuse ou encore les névroses[41],[42]. Présenté en compétition au Festival de Cannes, le film est chaleureusement accueilli par la critique, à l'image de Première, qui y voit une « comédie éruptive et jubilatoire qui déborde de partout, portée par une Virginie Efira souveraine »[43]. Les Inrockuptibles saluent une performance « extraordinaire », estimant que l'actrice y trouve ici « le rôle de sa vie : elle n’est pas seulement Sibyl, le personnage principal, elle est Sibyl, le film, son point de départ et son point d’arrivée, son alpha et son oméga. Comme Gena Rowlands, à laquelle on pense parfois, Virginie Efira est à l’aise dans tous les registres : de l’hébétude à l’ivresse, de l’intello à la fille paumée, du rire aux larmes »[44].

Son film suivant, le drame Police d'Anne Fontaine avec Omar Sy, Grégory Gadebois, bien qu’accueilli de manière mitigée à sa sortie en 2020, lui permet une nouvelle fois de rencontrer les faveurs de la presse. Le Figaro considère que l'actrice « surpasse ses rivales d'une bonne tête. Dans ses yeux se lisent mille regrets, une existence en miettes, de la honte, toute la tristesse du monde - et cette écharde de lumière qui la transforme en Gena Rowlands française »[45].

Dans la tragi-comédie d'Albert Dupontel, Adieu les cons, également sorti en 2020, Virginie Efira joue le rôle de Suze Trappet, une coiffeuse atteinte d'une maladie incurable, qui décide de partir à la recherche de son enfant né sous X, aidée dans sa quête par un fonctionnaire dépressif ayant raté son suicide et un archiviste aveugle. L'actrice se montre intéressée par le projet sans même lire le scénario[46] et accepte de se prêter à des essais où elle est finalement retenue par le réalisateur qui la trouve « épatante, ce qu’a confirmé la caméra. Un mélange populaire, sexy, émouvant. L’incarnation du personnage de Suze lui appartient. Je n’ai eu qu’à surfer sur ses larmes. De surcroît, elle dégage à l’image une tendresse et une humanité que j’ai accueillies avec ravissement »[47] Le film reçoit le plébiscite de la critique, qui salue de nouveau le travail de l'actrice, à l'instar du magazine Première qui estime qu'elle « déploie ici toute une palette d’émotions contradictoires avec une aisance et un grain de folie jamais pris en défaut »[48], ou de pour Rolling Stone, pour qui elle « témoigne de ses impressionnantes capacités d’actrice, détourne le cynisme par l’ironie, la tragédie par l’absurde »[49]. Malgré une sortie en deux temps, en raison de la pandémie de Covid-19, le film rencontre un grand succès au box-office, totalisant près de deux millions d'entrées en France[50], et se voit récompensé par sept César sur treize nominations, dont une pour Virginie Efira, la quatrième de sa carrière[51].

Virginie Efira lors du Berlinale 2021, pour Benedetta.

L'année 2021 est marquée par la sortie de Benedetta de Paul Verhoeven, adaptation de l'histoire vraie de Benedetta Carlini, une religieuse italienne atteinte de visions mystiques et qui, sur le point d'être béatifiée, fut arrêtée et jugée pour saphisme[52]. Impressionné par la performance de Virginie Efira en tant qu’épouse du violeur dans son précédent film Elle, le réalisateur lui offre le rôle-titre de Benedetta sans même lui faire passer d'essai, confiant en ses capacités à incarner ce personnage ambigu, dont on ne sait s'il s'agit d'une prophétesse ou d'une affabulatrice, et ne lui donne aucune indication de jeu[53],[54]. Tourné à l'été 2018 entre la Toscane, en Italie, et le sud de la France[4], le film voit sa sortie repoussée de deux ans, notamment en raison de la pandémie de Covid-19[55]. Précédé d'une réputation sulfureuse, il suscite la controverse au Festival de Cannes 2021, où il est présenté en compétition, et divise, malgré une presse majoritairement positive[56],[57]. Si certains y voit un grand film, à la fois politique, audacieux et décalé[58],[59],[60], d'autres lui reprochent ses excès et son côté outrancier, assumés par le cinéaste[60],[61]. Virginie Efira reçoit néanmoins les louanges de la critique pour son incarnation de Benedetta, à l'instar de Positif qui estime « exceptionnelle » ce qu'il définit comme la « composition la plus complexe de sa carrière »[62], ou encore Le Monde qui considère le film comme « un portrait de comédienne (ce qu’y fait Virginie Efira est époustouflant) et, plus largement, avec son féminisme de combat, un portrait de l’artiste en démiurge »[58].

Elle est membre du Collectif 50/50 qui a pour but de promouvoir l’égalité des femmes et des hommes et la diversité dans le cinéma et l’audiovisuel[63],[64].

Également en 2021, elle est membre du jury de la 78e Mostra de Venise, présidé par Bong Joon-ho[65]. Au cours du festival, elle présente dans une sélection parallèle Madeleine Collins d'Antoine Barraud, thriller dans lequel elle joue le rôle d'une femme menant une double vie et rattrapée par son passé[66].

Poker

Virginie Efira a été une joueuse de poker assidue pendant plusieurs années. En 2007, elle participe au Défi des As et devient ambassadrice du site Poker770. Elle a également participé à de grands tournois comme l'European Poker Tour à Deauville[67]. Virginie Efira n'a jamais atteint les places payées en tournoi officiel[68]. Elle arrête le poker en 2015[69].

Vie privée

À partir de 2000, elle fréquente le comédien et producteur Patrick Ridremont, déjà père de trois enfants. Ils se marient en 2002 et se séparent en 2005 sans toutefois divorcer[70]. En février 2009, pendant l'émission Panique dans l'oreillette, l'acteur lui fait signer les papiers du divorce sur le ton de l'humour[71].

Elle se fiance au réalisateur Mabrouk El Mechri ; ensemble, ils ont une fille, prénommée Ali, nom choisi en hommage à Ali MacGraw, héroïne du film Love Story, et au boxeur Mohamed Ali[72], née le 24 mai 2013 à Paris[73]. Ils décident de ne plus habiter sous le même toit un an plus tard[74].

En septembre 2016, sur le plateau de l'émission Quotidien de Yann Barthès, elle annonce avoir obtenu la double nationalité, à savoir la nationalité belge par sa naissance et la nationalité française par naturalisation[75].

Depuis 2018, elle est la compagne de l'acteur Niels Schneider, rencontré sur le tournage d'Un amour impossible[76].

Filmographie

Virginie Efira en 2012.

Cinéma

Télévision

Séries télévisées

Téléfilms

Clip

Émissions de télévision

Doublage

Cinéma

Films d'animation

Série audio

Théâtre

La comédienne au théâtre Marigny pour la pièce Nathalie en 2009.

Distinctions

Récompenses

Nominations

Notes et références

  1. Anne-Cécile Beaudoin, « Virginie Efira ne touche plus terre », sur Paris Match, (consulté le ).
  2. « Virginie Efira : "Je découvre le plaisir d'être moi-même" », sur Psychologies Magazine, (consulté le ), p. 1.
  3. Nathalie Simon, « Virginie Efira, la Jennifer Aniston belge », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », vendredi 18 / dimanche 19 avril 2015, page 36.
  4. a b et c Toma Clarac, « Virginie Efira : « Le vrai danger, c'est l'immobilité » », sur Vanity Fair, (consulté le ).
  5. Hélène Pagesy, « Virginie Efira, des plateaux de télévision au Festival de Cannes », sur Le Figaro, (consulté le ).
  6. a et b « Virginie Efira », sur Première (consulté le ).
  7. Thierry Chèze, « Virginie Efira, du prime time de M6 au grand écran », sur L'Express, (consulté le ).
  8. « Virginie Efira : "La mélancolie, c'est le voyage des vies qu'on n'a pas eues" », sur France Inter, (consulté le ).
  9. « « Follement gay » a réussi son coup », sur Le Parisien, (consulté le ).
  10. « Drôles d'équipes », sur TV Magazine, (consulté le ).
  11. «Le grand piège», sur TV Magazine, (consulté le ).
  12. « Virginie Efira reprend «Classé Confidentiel» », sur TV Magazine, (consulté le ).
  13. « Virginie Efira : "La Nouvelle Star, je m'en foutais" », sur La Dépêche, (consulté le ).
  14. « Virginie Efira sur Canal Presque : "On a fait franchement de la merde !" (VIDEO) », sur Télé Loisirs, (consulté le ).
  15. Émilie Blachère, « Virginie Efira, la nouvelle star », sur Paris Match, (consulté le ).
  16. « Virginie Efira: «On évolue quand on assume ce que l’on est» », sur Le Soir, (consulté le ).
  17. Marie Desnos, « Virginie Efira nous emmène en Mongolie », sur Paris Match, (consulté le ).
  18. [vidéo] La parenthèse inattendue Virginie Efira, Philippe Gildas, Tony Estanguet #LPI sur YouTube.
  19. « Virginie Efira actrice au Portugal », sur TV Magazine, (consulté le ).
  20. Nathalie Chuc, « Virginie Efira s'autoparodie dans "Off Prime" », sur TV Magazine, (consulté le ).
  21. Thomas Destouches, « "Off Prime" annulée ! », sur Allociné, (consulté le ).
  22. « Les débuts sulfureux de Virginie Efira », sur Le Parisien, (consulté le ).
  23. Noémie Luciani, « "20 ans d'écart" : coup de foudre première classe », sur Le Monde, (consulté le ).
  24. « Rencontre: Les confidences de Virgine Efira », sur Gael, (consulté le ).
  25. Les grands gagnants des GQ Men of the Year Awards 2013 sur Purebreak.com, consulté le 18 août 2015.
  26. Virginie Efira mère poule sur Purepeople.com consulté le 15 août 2015.
  27. Olivier De Bruyn, « Interview - Virginie Efira : « J’aime être en mouvement » », sur Marie France, (consulté le ).
  28. « Victoria (TF1 Séries Films) Virginie Efira : le rôle qui a changé sa vie », sur Télé 7 jours, (consulté le ).
  29. Thomas Baurez, « Dans "Victoria", Virgine Efira impose un sens du comique indéniable », sur L'Express, (consulté le ).
  30. Pierre Vavasseur, « Le prochain César est pour Virginie Efira », sur Le Parisien, (consulté le ).
  31. Jacky Goldberg, « Virginie Efira à tomber dans "Victoria", la comédie de l'année », sur Les Inrockuptibles, (consulté le ).
  32. « Césars : Huppert meilleure actrice, Dolan meilleur réalisateur, « Elle » meilleur film », sur Le Monde, (consulté le ).
  33. Clément Arbrun, « "Un homme à la hauteur": un tout petit succès au box office », sur Les Inrockuptibles, (consulté le ).
  34. Jean-Maxime Renault, « Dix Pour Cent : Virginie Efira avait refusé de participer à la saison 1 ! », sur Allociné, (consulté le ).
  35. a et b Margaux Destray, « Virginie Efira : "Je regrette seulement d’avoir débuté si tard" », sur Madame Figaro, (consulté le ).
  36. Marine Chassagnon, « Virginie Efira brille dans "Un amour impossible" », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  37. Guillemette Odicino, « Un amour impossible – Lumineuse adaptation du roman de Christine Angot », sur Télérama (consulté le ).
  38. « Un Amour Impossible », sur Le Bleu du Miroir (consulté le ).
  39. « À Cannes, Gilles Lellouche s'offre un succès unanime pour Le Grand Bain », sur Le Figaro, (consulté le ).
  40. [vidéo] Interview de Virginie Efira par Augustin sur YouTube.
  41. Renaud Baronian, « Virginie Efira à Cannes : «La compétition, ça m’amuse » », sur Le Parisien, (consulté le ).
  42. Philippe Azoury, « Virginie Efira : "Les personnages de fiction m'aident à être celle que je suis dans la vie" », sur Grazia, (consulté le ).
  43. Thomas Baurez, « Cannes 2019 : Virginie Efira en mode majeur dans Sibyl [Critique] », sur Première, (consulté le ).
  44. Thierry Jousse, « “Sibyl”, un chassé-croisé féminin subtil et tragicomique », sur Les Inrockuptibles, (consulté le ).
  45. Eric Neuhoff, « Police: mission réussie », sur Le Figaro, (consulté le ).
  46. Laurent Weil, « Rencontres de cinéma : Virginie Efira et Albert Dupontel », sur Canal+, (consulté le ).
  47. Fabienne Bradfer, « Virginie Efira primée à Namur », sur Le Soir, (consulté le ).
  48. Thierry Chèze, « Adieu les cons : Dupontel au top [Critique] », sur Première, (consulté le ).
  49. « « Adieu les cons », de Albert Dupontel : con se le dise ! », sur Rolling Stone, (consulté le ).
  50. « Adieu Les Cons (Bye Bye Morons) (2020) - JPBox-Office », sur JPBox-Office (consulté le ).
  51. Vincent Garnier, « César 2021 : carton plein pour Albert Dupontel et son Adieu les cons », sur Allociné, (consulté le ).
  52. Lucie Claes, « Récit : Le destin tragique de sœur Benedetta, la religieuse lesbienne qui a bouleversé l'Italie du XVe siècle », sur Vanity Fair, (consulté le ).
  53. « Dossier de presse de Benedetta », sur Festival de Cannes (consulté le ).
  54. « Virginie Efira - Benedetta : "J’étais prête à suivre Paul Verhoeven les yeux fermés" », sur Première, (consulté le ).
  55. Sandra Onana, « Paul Verhoeven, coquin d’abord », sur Le Parisien, (consulté le ).
  56. Clément Vaillant, « Au Festival de Cannes 2021, "Benedetta" n'a laissé personne indifférent », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  57. « Benedetta à Cannes : "Intense", "Dégoûtant", "Déconcertant"... Les réactions des spectateurs sur la Croisette », sur Allociné, (consulté le ).
  58. a et b Jacques Mandelbaum, « Cannes 2021 : « Benedetta », Paul Verhoeven en son couvent diabolique », sur Le Monde, (consulté le ).
  59. Renaud Baronian, « «Benedetta» : sexe, désir et religion », sur Le Parisien, (consulté le ).
  60. a et b Stéphanie Belpêche et Barbara Théate, « Pour ou contre "Benedetta", le film de Paul Verhoeven? », sur Le Journal du Dimanche, (consulté le ).
  61. Jacques Morice et Cécile Mury, « Cannes 2021 : “Benedetta” de Paul Verhoeven, baroque jouissif ou provoc vieillotte ? », sur Télérama, (consulté le ).
  62. Philippe Rouyer, « Le chair de la nonne et le sang du Christ », Positif, nos 725-726,‎ , p. 96 à 98.
  63. « Femmes dans le cinéma : "La parité n'est pas qu'un problème de nana !" », sur LExpress.fr, (consulté le )
  64. « Le collectif 5050 », sur collectif5050.com (consulté le )
  65. « Mostra de Venise: Virginie Efira intègre le jury présidé par Bong Joon-ho », sur Le Figaro, (consulté le ).
  66. Jean-Marc Lalanne, « Virginie Efira : “Peut-être que la preuve absolue de ma folie est de me croire pas du tout folle” », sur Les Inrockuptibles, (consulté le ).
  67. Star et accro au poker : Virginie Efira sur linternaute.com, consulté le 15 août 2015.
  68. Palmarès vierge de Virginie Efira.
  69. Virginie Efira : "J'ai arrêté le poker".
  70. Frédéric Seront, « La fin d'une belle histoire », sur La Dernière Heure/Les Sports, (consulté le ).
  71. « Virginie Efira et Patrick Ridremont : que reste-t-il de leur amour ? », sur Radio-télévision belge de la Communauté française, (consulté le ).
  72. Qui avait pris ce nom en hommage à Ali ibn Abi Talib dit Ali, le gendre du prophète Mahomet.
  73. Clémentine Rebillat, « Virginie Efira, le bonheur de sa vie », sur Paris Match, (consulté le ).
  74. Klhoé Dominguez, « Virginie Efira ne veut pas suivre "les diktats pré-établis" », sur Paris Match, (consulté le ).
  75. Virginie Efira vient d'obtenir la nationalité française: "C'était assez compliqué, j'ai dû prouver que je parlais français" (vidéo).
  76. Mathilde Helie, « Qui est Niels Schneider, le compagnon de Virginie Efira ? », sur Paris Match, (consulté le ).
  77. « Virginie Efira et Vincent Lacoste, Q d'Or de l'acteur et actrice 2016 », tmc,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

Information

Article Virginie Efira en français Wikipedia a pris les places suivantes dans le classement local de popularité:

Le contenu présenté de l'article Wikipédia a été extrait en 2022-01-12 sur la base de https://fr.wikipedia.org/?curid=930950