Adieu les cons

Adieu les cons
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Logo du film.

Réalisation Albert Dupontel
Scénario Albert Dupontel
Acteurs principaux
Sociétés de production Manchester Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 87 minutes
Sortie 2020


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Adieu les cons est un film français réalisé par Albert Dupontel, sorti en 2020. Le film remporte sept récompenses lors des Césars 2021[1].

Synopsis

À 43 ans, Suze Trappet, une coiffeuse, apprend qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre car elle est atteinte d'une maladie auto-immune causée par les produits qu'elle utilisait dans son salon. Se remémorant ses souvenirs, elle se souvient de son enfant qu'elle a eu adolescente, ayant accouché sous X sous la pression de ses parents. Elle se met alors en quête de le retrouver avant qu'il ne soit trop tard.

Arrivée aux services d'administration, on lui apprend que son dossier n'est pas numérisé et que cela peut prendre plusieurs mois pour le retrouver. Dans le bureau d'à côté, JB, un informaticien de génie, s'apprête à se suicider, en laissant un message d'adieu filmé, à la suite de la décision de sa hiérarchie de confier un système de sécurité à des personnes plus jeunes que lui. Mais en voulant tirer sur lui-même avec un fil relié à la gâchette d'un fusil de chasse, il tire trop fort et le fusil se retourne, tirant sur la paroi adjacente, blessant gravement l'agent administratif qui s'occupait du cas de Suze.

Réalisant ce qu'il a fait, JB panique et tombe sur sa chaise, tirant au plafond et est assommé par les débris. Suze, n'ayant plus rien à perdre et voyant que cette personne pourrait l'aider, embarque son ordinateur portable et emmène JB, encore inconscient, avec elle. JB se réveille sur un rond-point : l'ancien endroit où se situait l'hôpital où a accouché Suze. Désormais recherché par la police et le ministère de l'Intérieur, JB se voit proposer un marché : Suze lui rendra son ordinateur, qui contient la preuve de l'accident, s'il l'aide à retrouver son dossier. JB lui explique que le dossier se situe aux archives mais refuse de l'aider.

Une fois arrivée aux archives, Suze est finalement rejointe par JB qui est revenu sur sa décision. Mais ils doivent faire vite car les policiers sont à ses trousses. Ils parviennent à descendre aux archives où ils apprennent qu'elles sont gérées par un handicapé aveugle, M. Blin. Grâce à ses compétences d'informaticien, JB arrive à débloquer les casiers de toutes les personnes ayant accouché sous X, dont le nom commence par T. Mais les dossiers sont nombreux et c'est après plusieurs heures de recherche que Suze, M. Blin et JB tombent sur le bon dossier, qui mène à l'adresse des parents ayant recueilli l'enfant. Mais le document étant daté de 28 ans, JB lui rappelle qu'il y a de fortes chances que la famille n'habite plus à l'adresse indiquée.

Malheureusement, les policiers sont déjà sur place et parviennent à arrêter JB, alors que Suze et M. Blin s'enfuient par un escalier de service. Suze se rend à l'adresse indiquée sur le dossier et aperçoit un homme jeune. Mais après un bref échange, elle réalise que ce n'est pas son enfant. Plus loin, M. Blin, distrait, a un accident avec un automobiliste. Ayant une peur panique des policiers, et horrifié à l'idée d'aller en prison, il démarre la voiture de Suze et a un autre accident quelques mètres plus loin avec la voiture de police qui transportait JB. Ce dernier s'extirpe de la voiture, promettant de revenir avec un témoin pour l'innocenter.

JB retrouve Suze et lui suggère de contacter le médecin qui a pris en charge son accouchement 28 ans plus tôt, le Dr Lint. Problème : une fois arrivé à l'hôpital où il est interné, ils réalisent que le docteur a développé la maladie d'Alzheimer et ne se souvient plus de rien. Suze tombe ensuite par accident sur un des journaux intimes appartenant au docteur, mais il est illisible car écrit comme des ordonnances de médecin. Décidés à le déchiffrer car pouvant contenir des informations sur la naissance de l'enfant de Suze, ils se rendent chez la femme du docteur, qui parvient à les aider.

Le carnet est finalement déchiffré : grâce aux informations contenues dans le journal, JB retrace tout grâce à son ordinateur : l'enfant de Suze s'appelle Adrien, il a perdu ses parents adoptifs durant son adolescence, a mené de brillantes études et est employé dans une grande société. Suze, JB et M. Blin se rendent à l'adresse où habite Adrien. Submergée par l'émotion, Suze entrevoit enfin son fils, travaillant sur un ordinateur, mais refuse de lui parler. JB réalise que quelque chose ne va pas chez Adrien : vu son statut social, il ne devrait pas vivre dans un tel quartier, et il tombe sur des poèmes jetés à la poubelle destinés à une certaine Clara, une collègue de travail dont Adrien est fou amoureux mais est incapable de lui avouer son amour en face. Le trio décide donc de monter un plan pour amener Adrien à rencontrer Clara.

Arrivés sur le lieu de travail d'Adrien, JB accepte d'aider Suze, mais l'ordinateur doit être mis à jour et les policiers seront de nouveau capables de le repérer. Ils ont donc peu de temps pour agir. JB sabote le système de sécurité de l'immeuble pour aligner les ascenseurs au treizième étage, éteindre les lumières, et activer l'alarme incendie. Il contrôle ensuite l'ouverture des portes des ascenseurs pour forcer Adrien et Clara à se retrouver seuls dans le même ascenseur. JB confie ensuite l'ordinateur à Suze en lui demandant de se faire passer pour le technicien de sécurité. Suze, émue, parvient à dire à Adrien qu'il ne faut pas avoir peur, et que « je t'aime » sont les mots les plus importants à dire dans une vie.

M. Blin, motivé par les paroles de Suze, n'a désormais plus peur de la police, et accepte de faire du zèle pour permettre à JB et Suze de s'échapper. Arrivés sur un parking, JB tente d'ouvrir une voiture avec son ordinateur, mais les policiers les retrouvent malgré tout. Suze, se sachant condamnée par sa maladie, s'interpose entre les policiers et JB pour le laisser partir. Mais finalement, JB lui demande s'il peut venir avec elle, avant que le duo braque une arme sur les policiers, se suicidant par police interposée.

Fiche technique

Distribution

Distinctions

Récompenses

Césars 2021:

Nominations

Production

Le film est évoqué en 2013 lors de la promotion de 9 mois ferme[4].

Le tournage a eu lieu à Paris et en Île-de-France (hôpital de Gonesse...) en [réf. nécessaire].

Le film est dédié à Terry Jones, ancien membre des Monty Python décédé en qui avait joué dans les précédents films d'Albert Dupontel Le Créateur et Enfermés dehors.

Accueil

Accueil du public

Malgré les conditions de sa sortie en pleine crise sanitaire, Adieu les cons est considéré comme « un des grands succès de cette année tronquée[5] » avec 700 000 entrées.

Accueil critique

Adieu les cons
Score cumulé
SiteNote
Allociné3.7 étoiles sur 5
Compilation des critiques
PériodiqueNote
La Voix du Nord5.0 étoiles sur 5[6]
Les Inrockuptibles1.0 étoiles sur 5[6]
Les Echos4.0 étoiles sur 5[6]
Libération1.0 étoiles sur 5[6]

En France, le site Allociné propose une note moyenne de 3,75 basée sur 41 titres de presse[7].

Selon Christophe Caron du journal La Voix du Nord, « Dupontel joue à fond la corde de l’émotion (parfois à l’excès, petit bémol). Mais il garde intacte son appétence pour le rythme effréné et la trouvaille visuelle. Et quel plaisir de passer en revue toute sa famille artistique (...). »[8].

Pour Olivier De Bruyn du quotidien Les Échos, « Albert Dupontel se surpasse et signe un film à la fois délirant et émouvant, qui raconte avec un humour ravageur le monde d'aujourd'hui et ses aberrations. »[9].

D'autres critiques sont bien plus réservés lors de la sortie du film. Pour Marilou Duponchel, des Inrockuptibles, « la grandiloquence kitsch de la mise en scène de Dupontel (interminables mouvements de caméra, couleurs criardes, humour grimaçant et caméo de Terry Gilliam comme référence affichée) opère à plein régime pour sursignifier, en même temps qu’elle ensevelit, les faits et gestes des héros·oïnes de ce conte moderne gonflé d’effets numériques disgracieux »[10]. Didier Péron, dans Libération, estime qu'il s'agit d'« un genre d’After Hours rabougri », qui « se révèle même assez doux, et mièvre, quand sa course-poursuite se teinte d’un sentimentalisme à l’eau de rose sur fond d’amour filial ou d’amour tout court »[11].

Suite au succès du film qui remporte sept récompenses lors de la cérémonie des Césars, Philippe Ridet, du journal Le Monde, déclare : « C’est peut-être trop d’honneurs pour cette fable arnarcho-poétique (...) sorte de porte claquée au nez de la bien-pensance, des institutions au premier rang desquelles figure la police, cible facile mais dans l’air du temps[12]  ».

Notes et références

  1. « « Adieu les cons » triomphe aux Césars 2021 », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2021)
  2. « Adieu les cons : les avant-premières », sur albertdupontel.com, (consulté le 4 octobre 2020)
  3. « Autour des Nominations 2021 », sur Académie des César (consulté le 10 février 2021)
  4. « Albert Dupontel présente 9 mois ferme », sur ouest-france.fr, quotidien,
  5. « « Adieu les cons » triomphe aux Césars 2021 », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2021)
  6. a b c et d « Adieu Les Cons : Critique presse », allocine.fr
  7. « Adieu les cons », sur Allociné (consulté le 25 octobre 2020).
  8. « « Adieu les cons » **** : Albert Dupontel, roi de la tragédie burlesque », sur LA VDN, (consulté le 17 novembre 2020)
  9. « « Adieu les cons » : le retour gagnant d'Albert Dupontel », sur Les Echos, (consulté le 17 novembre 2020)
  10. « “Adieu les cons”, un Dupontel bien édulcoré », sur Les Inrockuptibles,
  11. « « Adieu les cons », nanar laqué », sur Libération,
  12. « « Adieu les cons » triomphe aux Césars 2021 », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2021)

Liens externes

Information

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